• Mathias Matallah

#PlusJamaisCa : Éradiquer le virus chinois

Mis à jour : mai 19

En 1878, l’Empire Ottoman aux abois céda Chypre à l’Empire Britannique pour obtenir son soutien contre une énième agression russe. A l’ambassadeur d’Allemagne qui lui demandait pourquoi il avait agi ainsi, le Sultan fit cette réponse lapidaire : « Un homme qui se noie se raccroche à n’importe quoi, fût-ce à un serpent ».



La Chine à l’assaut de l’Occident


C’est ce qu’a fait l’Occident face à la pandémie pendant ce sinistre printemps 2020. Il s'est raccroché à un pays qui nous voue une haine viscérale depuis l’humiliation subie face aux britanniques en 1829 dans lequel on utilise le même mot pour information et propagande. Bref à la Chine communiste.


Elle nous a fait gober la mascarade du confinement de Wuhan parce que nous voulions nous y raccrocher. Nous voulions croire qu’au prix d’une débâcle économique historique et du renoncement à certaines de nos valeurs les plus fondamentales, nous pourrions sauver nos peaux et échapper à la vindicte de ce que Donald Trump appelle très justement le 'virus chinois'.


Pour nous convaincre que nous n’avions pas le choix, ils nous ont distillé au travers de l’OMS, les chiffres les plus apocalyptiques qui soient. Le taux de reproduction du virus était de 3.4, le taux de mortalité, sur la base des chiffres fiables à 100% de leur ministère de la propagande, ou de l’information si vous préférez, de 4%.


Ils ont trouvé dans l’une des plus prestigieuses universités de médecine au monde, Imperial College à Londres, un savant fou qui en a tiré des chiffres apocalyptiques : il y aurait des dizaines de millions de morts si on ne s’inspirait pas du modèle de confinement de Wuhan et si on n’instaurait pas un État autoritaire à la sauce pékinoise.


Tout le monde, à l’exception notable de la Suède, est tombé dans le panneau. Les vrais États de droit ont su adapter le modèle à leurs valeurs démocratiques et s’en sortiront pas trop abîmés. Les démocraties récentes ou à tendance bonapartiste du sud de l’Europe ont quant à elles sombré corps et biens, jetant aux orties toutes leurs valeurs et instaurant en quelques jours des régimes policiers qui ont rappelé aux Français, Italiens et autres Espagnols des très mauvais souvenirs.



Le printemps des lâches


Je me suis demandé pendant des semaines comment nous avions pu être assez bêtes pour avaler toute crue la propagande d’un État totalitaire. Tous les chiffres annoncés étaient très visiblement bidons. Avec un taux de reproduction du virus de 3.4, nous aurions dû avoir 40 millions de personnes contaminées en France le 15 mars.


Les premiers chiffres italiens montraient à l’évidence que ce virus était inoffensif en population générale et ne faisait de ravages que chez des personnes très âgées et/ou très malades. Il est très vite apparu invraisemblable que le virus n’ait été identifié par les autorités chinoises que fin décembre. Bref, pour être trivial, ça puait l’arnaque grossière.


Et pourtant tout ceci n’a effleuré l’esprit de presque personne pendant des semaines. J’ai passé l’essentiel du printemps à écouter des politiciens et des médecins, Didier Raoult compris, totalement lobotomisés faire avec des trémolos dans la voix l’apologie du modèle chinois, dont les données et les chiffres étaient élevés au même rang que les Tables de la Loi et la Bible. C’est à peine si on ne les remerciait pas de nous avoir envoyé ce virus, qui nous permettait d’abjurer enfin nos errements démocratiques décadents.


J’ai osé le premier mettre en doute sur les réseaux sociaux les statistiques chinoises, la mascarade de Wuhan et plus généralement la thèse chinoise dans sa globalité. On m’a traité de conspirationniste paranoïaque. J’ai émis le premier l’hypothèse que le cluster zéro de cette pandémie avait pu être le village des jeux mondiaux militaires qui s’étaient déroulés du 18 au 27 octobre 2019 à Wuhan et auxquels participaient 25000 athlètes de 110 pays. Rebelote, et en plus j’étais certainement raciste et xénophobe.


J’ai fait remarquer que le virus était certainement arrivé en Europe dès la première quinzaine de novembre dans la mesure où des médecins lombards faisaient déjà à cette période référence à une multiplication de cas de pneumonies atypiques, utilisant ainsi les mêmes termes que les premiers médecins lanceurs d’alertes chinois. A partir de ce moment-là, le diagnostic presque unanime était sans ambiguïté : mon cas était désespéré et dès la réouverture des services psychiatriques après la fin de la pandémie, il faudrait m’interner avec une camisole de force dans l’hôpital le plus proche.


J’ai fini par réaliser que nous n’étions pas bêtes, nous étions simplement lâches et prêts à croire n’importe quoi dès lors qu’on nous jurait la main sur le cœur que ça marcherait à tous les coups. Lâches au point d’en être incapables d’affronter la première situation critique à laquelle nous ayons été collectivement confrontés depuis des décennies autrement qu’en pétant de trouille et en suppliant nos dirigeants de nous enfermer, de nous humilier et de nous punir à notre moindre velléité de défendre les libertés qui avaient jusque-là fait notre fierté.



En finir avec le virus chinois


Comment allons-nous faire pour surmonter ce terrible trauma et ne pas le traîner comme un boulet pendant des décennies ? En commençant par le commencement, l’éradication, au-delà du virus, de toute empreinte chinoise dans nos sociétés et dans nos économies. Nous avions pris l’habitude qu’elle pille notre propriété intellectuelle, qu’elle confonde recherche-développement et cybercriminalité et ruine nos entreprises par un dumping éhonté.


Cette fois-ci elle est allée bien plus loin, elle nous a contaminés avec un virus sans se donner la peine de nous prévenir. Si nous ne réagissons pas, ce sera la fin de notre civilisation, de nos valeurs, de notre mode et art de vivre, et personne ne peut plus faire mine de l’ignorer.


Comment, me direz-vous, pourrons-nous éradiquer la Chine de nos sociétés et de nos économies alors que presque tout ce que nous consommons est Made in China ? J’ai conscience de la difficulté du processus et du fait que ça ne pourra se faire que progressivement. Mais lorsqu’on a un long chemin à faire, l’acte le plus important est de prendre la route.


La première étape est directement liée à la pandémie. Nous sommes aujourd’hui totalement dépendants pour sa gestion des criminels qui ont diffusé le virus. Sortir de ce piège infernal est une priorité absolue. Les laboratoires pharmaceutiques devront être contraints, fût-ce sous surveillance militaire, à rapatrier les capacités de production de toutes les substances actives essentielles à la production de l’ensemble des molécules stratégiques.


Plutôt que de gérer 6 formulaires de sortie pour chaque Français comme il l’a fait pendant le confinement, le gouvernement serait richement inspiré de confiner sur le territoire national ce type d’activités essentielles. La reconstitution d’une vraie R&D médicale, capable de développer des tests à la même vitesse qu’en Allemagne plutôt que d’occuper son temps à essayer de tailler des croupières au Pr Raoult, devra accompagner cette relocalisation, qui devra aussi concerner le matériel médical essentiel, comme les respirateurs.


Pour ce qui est des masques, j’avoue qu’ils m’ont procuré quelques-uns des rares moments de bonheur de cette période très glauque. Le génie entrepreneurial qui sommeille dans ce pays écrasé par une bureaucratie courtelinesque s’est réveillé d’un coup et des centaines de petits ateliers de production se sont mis à en fabriquer, d’excellente qualité et à des prix raisonnables. J’en ai commandé 1200 pour ma petite entreprise, qui nous permettront de tenir pendant un an en cas d’hypothétique seconde vague et, sinon, de préparer la prochaine pandémie, qui arrivera très probablement dans la décennie à venir.


Au-delà de cette stratégie de simple survie, il nous faudra nous conditionner pour rompre avec un mode de pensée qui attribue toutes les vertus à la « civilisation chinoise ». Cette civilisation existait il y a 4000 ans, ce qui en reste aujourd’hui est un pays qui combine pollution effrénée, absence d’État de droit et services publics moyenâgeux. Je ne vois honnêtement pas ce qu’il y a d’admirable là-dedans.


L’extrême raffinement de leur cuisine ? Un fantasme, elle est excessivement grasse et préparée dans 95% des cas à partir d’ingrédients très bas de gamme. La médecine traditionnelle chinoise qui fait tant saliver les bobos, parisiens et autres ? Du charlatanisme d’un autre âge comme me l’avait déjà confirmé il y a 10 ans un très haut fonctionnaire du ministère de la santé chinois, qui ne jurait que par les antibiotiques et qui m’expliquait que les connaissances en médecine cardiométabolique de Confucius étaient nécessairement d’autant plus restreintes que ces affections n’existaient pas de son vivant…


Une fois tué le mythe d’une civilisation supérieure chinoise, il faudra se débarrasser autant que faire se peut de tous leurs produits. Huawei est le leader mondial incontournable de la 5G et nous n’avons pas d’autre choix que de travailler avec lui ? Faux. Comme l’a si bien dit Boris Johnson, nous avons vécu 12000 ans sans la 5G, nous attendrons bien une année de plus, le temps que nos entreprises aient rattrapé le retard.


Les produits Made in China seraient trop chers à produire dans nos pays à salaires et charges sociales trop élevées ? Faux, archifaux dans beaucoup de cas. Avec l’impression 3D, encore très sous-utilisée à l’heure actuelle, nous pourrons relocaliser des pans industriels entiers sans ruiner nos économies ni nos consommateurs, bien au contraire. C’est en plus un domaine d’excellence française, Dassault Électronique étant l’un des leaders mondiaux des logiciels dans ce domaine.



Trois leçons pour un rebond


Pour conclure et faire le lien avec mon article précédent « Aux origines du mal », il y a trois leçons à retenir de cette crise. La première est que nous ne pourrons plus jamais faire confiance à notre État et à notre administration pour assurer notre sécurité en cas de crise majeure. Le gouvernement qui les représente a passé 8 semaines à mentir, tricher, manipuler l’opinion et instaurer un climat de peur panique avec pour unique objectif de masquer (sans jeu de mots) sa dramatique impréparation et le délabrement de notre système hospitalier.


Il ne suffira pas de chasser cette bande d’amateurs et de pieds nickelés en 2022 pour que ça change, il faudra partir du principe que les suivants seront peut-être encore plus mauvais, Olivier Véran ayant bien réussi à faire pire que Roselyne Bachelot, ce qui relève pourtant du Guinness des records. Et donc qu’il faudra qu’on se prépare tous seuls comme des grands à faire face à toute éventualité.


La seconde leçon de cette crise, et peut-être la plus dure à assumer, est l’incroyable naufrage de nos institutions de santé durant cette crise. Je renvoie à mon article précédent, dans lequel j’ai traité ce sujet en détails, et j’ajouterai simplement que ces institutions ont été dans l’ensemble encore plus malhonnêtes et toxiques que l’État et son administration et qu’elles ne pourront plus jamais être dignes de confiance.


Là aussi, il faut partir du principe que nous devrons trouver d’autres sources d’informations, indépendantes des lobbys industriels et du pouvoir politique, pour accéder aux savoirs qui nous seront indispensables la prochaine fois.


Enfin, last but not least, il faut rompre une fois pour toutes avec le serpent venimeux qui nous a mordu au début de cette crise. La Chine est passée une bonne fois pour toutes du côté obscur de la force et il faut accepter que nous ne la ramènerons pas parmi nous en lui donnant des leçons de respect des droits de l’homme. Il faudra la boycotter sans pitié ni relâche et en faire le paria de l’humanité.


#PlusJamaiCa !!!


Mathias Matallah, CEO


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