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Le saviez-vous ? #1 : 1 malade sur 3 ne reçoit aucune explication sur ses traitements médicamenteux!

1 malade sur 2 en reçoit occasionnellement et seulement 1 sur 6 est informé systématiquement.


(source : Etude Harris Interactive pour Medicine4i de février 2019 auprès de 4000 personnes)

Cette situation est d’autant plus scandaleuse que l’explication par le médecin des traitements prescrits est pour lui une obligation légale clairement précisée dans le Code de déontologie médicale et le Code la santé publique.


Au-delà d’être scandaleuse, elle est alarmante parce qu’elle met en danger la santé physique et mentale des malades concernés et qu’elle peut dans des cas extrêmes provoquer leur décès.


Prenons l’exemple du Xeroquel, un puissant anti-psychotique fréquemment prescrit pour traiter des dépressions sévères. Si un médecin le prescrit à une adolescente dépressive et mal dans sa peau et omet de lui préciser qu’elle a une forte probabilité de prendre 15 kilos en suivant ce traitement, et si cette prise de poids se produit effectivement, il aggrave sa dépression et le risque qu’elle se suicide.


Les médecins se réfugient derrière ce qu’ils baptisent pompeusement d’effet ‘nocebo’ pour justifier l’absence d’explications sur les effets secondaires des médicaments. En substance, l’explication des effets secondaires conduirait à les amplifier. En affirmant cela, ils montrent clairement qu’ils prennent leurs patients pour des imbéciles. Aucune étude internationale sérieuse ne vient d’ailleurs à l’appui de cette thèse farfelue.


Les pharmaciens peuvent-ils pallier à cette carence des médecins comme certains l’affirment ? Certainement pas. Vous vous imaginez questionner votre pharmacien devant 20 personnes sur votre traitement contre la dépression ? Les pharmaciens peuvent tout au plus alerter sur les interactions avec d’autres médicaments et ils le font rarement.


La notice du médicament peut-elle remplir ce rôle d’information nécessaire ? Il suffit d’en lire une pour réaliser qu’elles sont illisibles et anxiogènes dans la mesure où elles recensent tous les cas y compris ceux dont la probabilité de survenance est inférieure à un sur un million. La seule réaction sensée d’un patient qui n’a pas reçu d’explication de son médecin avant de lire cette notice est de mettre immédiatement le ou les médicaments concernés à la poubelle. C’est d’ailleurs ce qui explique que 1 malade sur 4 ne prend JAMAIS les médicaments qui lui sont prescrits.


Il ne faut pas se faire d’illusions, on ne changera pas en profondeur les pratiques des médecins. Ils sont trop âgés en moyenne pour évoluer (la moyenne d’âge de la profession est supérieure à 55 ans) et le PC et Internet sont encore pour la plupart d’entre eux des outils relevant de la science-fiction. Or, aucun médecin, si compétent soit-il, ne peut connaître les effets secondaires de centaines de molécules sans disposer d’outils digitaux adaptés. Et ce ne sont pas les explications des laboratoires pharmaceutiques -qui détestent parler de sujets qui fâchent- qui leur apporteront les explications nécessaires.


Les patients vont par conséquent devoir se prendre en charge eux-mêmes et devenir des ‘Néopatients’ dotés d’outils digitaux leur permettant d’avoir une information complète et intelligible sur ce qui leur est prescrit. Ce sont ces outils que Medicine4i développe actuellement pour eux.



A suivre : Le saviez-vous ? #2

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