• Mathias Matallah

CARNET DE BORD (Covid-19)

Mis à jour : mars 20

Coronavirus : chronologie quotidienne d’une pandémie

(du 16 au 18 mars) …« Discours d’Emmanuel Macron à ses bambins : nous sommes en guerre (l’expression est répétée 6 fois, même Georges W Bush n’avait pas été aussi martial après 9/11) »…


LUNDI 16 MARS


1/ Magasins dévalisés, pharmacies et bureaux de tabac pris d’assaut. Les Français anticipent une guerre et s’organisent en conséquence.


2/ Naufrage des marchés financiers avec un petit parfum de 1929. Les marchés américains sont dans la tourmente. Le Dow Jones s’effondre avec une baisse de près de 13 %. Les -22 % d’octobre 1987 n’ont été évités que grâce à un mécanisme de suspension des transactions de 15 minutes lorsque le cours baisse trop vite. Les marchés européens s’en sortent mieux mais ils avaient déjà subi une véritable Bérézina la semaine dernière.


3/ Discours d’Emmanuel Macron à ses bambins : nous sommes en guerre (l’expression est répétée 6 fois, même Georges W Bush n’avait pas été aussi martial après 9/11), vous n’avez pas été sages hier en vous promenant dans les parcs et sur les quais, eh bien vous serez punis et consignés chez vous à partir de demain midi. Quelle insupportable arrogance venant d’un homme qui a maintenu les élections municipales en dépit du bons sens, pour annoncer le lendemain le renvoi aux calendes grecques du second tour !


4/ Rectification du ministre de l’intérieur : le confinement ne sera pas confinant, il comporte des dizaines d’exceptions. C’est du Trump pur jus, le chef est martial, les conseillers démentent ensuite.


5/ Daesh aurait invité ses membres à ne pas se rendre en Europe pour y perpétrer des attentats compte tenu du risque sanitaire élevé lié au Covid-19, ce qui démontre une gestion très humaine de son petit personnel. Mais il faut rester prudent, l’organisation terroriste étudierait des solutions de télé-attentats...


MARDI 17 MARS


1/ Début du confinement à 12h. Comme en 1968, tous ceux qui ont une maison de campagne se sont fait la malle, les autres s’organisent.


2/ A Marseille me dit un vieil ami, c’est visiblement la DGSE qui a été mobilisée pour faire respecter le confinement, pas un képi dans les rues.


3/ A Neuilly-sur-Seine, les enfants continuent à jouer au ballon comme si de rien n’était. Nous sommes peut-être en guerre, mais c’est une drôle de guerre...


4/ L’explosion du télétravail pourrait déboucher sur une panne géante d’Internet. On parle déjà de baisser les débits de Netflix, Facebook et autres pour regagner de la capacité, mais cela risque de ne pas suffire.


5/ Notre gouvernement étudierait donc des formules de télétravail sans Internet. Dans les milieux bien informés, on croit savoir qu’un appel d’offres portant sur des dizaines de millions de pigeons voyageurs serait en préparation. Comme le disait si bien Raymond Barre, « en France on n’a pas de pétrole mais on a des idées ».


6/ Rationnement du paracétamol pour encourager à prendre de l’Ibuprofène, pourtant formellement déconseillé par ceux qui viennent de prendre cette décision…


7/ Plus de foot (annulation vraisemblable des championnats nationaux et de la Champions League, report d’un an de l’Euro, etc.) ni de Roland-Garros, reporté à fin septembre si tout va bien, ni de Netflix, les Français vont se mettre à consommer les antidépresseurs et autres tranquillisants comme des bonbons.


8/ Le nombre de personnes contaminées n’a augmenté que de 16%, alors qu’il était sur une pente de 25% jusque-là. Le nombre de morts a en revanche augmenté avec 27 nouveaux cas.


9/ Selon une amie, La peste d’Albert Camus serait en rupture de stock...


MERCREDI 18 MARS


1/ Le ministre de l’économie vient de se rendre compte qu’en confinant tout le monde, on arrêtait purement et simplement l’économie. On ne peut malheureusement pas encore combler une fuite d’eau en télétravail et les exemples comme celui-ci sont légions. Sous la très amicale mais aussi très insistante pression de ses amis du Medef, il a enjoint aux salariés des activités essentielles de reprendre le travail. Mais ces salariés n’ont aucune raison d’obtempérer alors qu’ils n’ont aucun moyen de se protéger (les masques sont une denrée rare, voire introuvable) et que le Président de la République, dans un louable élan de générosité qui l’honore, leur a promis que l’État paierait leurs salaires. Avec quoi, Emmanuel Macron nous le dira dans son prochain à ses enfants indisciplinés. En tout cas, ils ne tiennent pas à être les dindons de la farce et votent, pour l’instant du moins, avec leurs pieds.


2/ Le Président de la République avait promis aux entreprises de donner la garantie de l’État aux banques pour qu’elles puissent bénéficier d’avances de trésorerie pour couvrir leurs besoins. Mais outre le fait qu’une entreprise a pour objet social de générer du chiffre d’affaires et pas des dettes, les banques attendent toujours cette garantie, et comme elles savent que l’État français et tout à la fois mauvais payeur et très endetté, elles préfèrent un engagement écrit et formel avant de desserrer les cordons de leur bourse. Eh oui, les mots s’envolent alors que les écrits restent. Ou encore, comme le disait si bien Jacques Chirac, orfèvre en la matière, « les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent ».


3/ Facebook est en train de mettre en place une censure sur tous les posts qui remettent en cause les positions des États et des éminents experts qui les conseillent. C’est le début d’une censure à la chinoise. Mais comme on est en guerre, on ferme sa gueule.


4/ De sérieux doutes commencent pourtant à être émis par une bonne partie de la communauté médicale spécialisée (virologues et épidémiologistes notamment). Pour beaucoup de médecins mondialement réputés, auteurs d’innombrables publications dans les revues médicales les plus prestigieuses, Neil Ferguson, le pseudo expert britannique qui conseille les gouvernements européens, est un charlatan avide de notoriété. Ils ont aussi le sentiment qu’on leur ressert sans vergogne la soupe de 2009, lors de la grippe H1N1, qui devait provoquer jusqu’à 500.000 décès pour la seule France, alors qu’au final, il y en a eu 323… Ils n’ont aucune confiance dans l’OMS, qui n’est pour eux qu’une bureaucratie molle et incompétente. Et de surcroît souvent délibérément malhonnête : en 2010, une enquête avait mis en évidence des conflits d’intérêts évidents de la directrice générale dans la gestion de la grippe H1N1 compte tenu de ses relations avec un certain nombre de laboratoires pharmaceutiques.


5/ L’argument le plus souvent avancé est que compte tenu du nombre infime de tests réalisés (le champion des tests, la Corée du Sud, n’a en réalité dépisté que 250.000 personnes, soit 0,5% de sa population et en France nous sommes en-dessous de 0,1 %), les chiffres officiels de personnes contaminées n’ont aucun fondement scientifique sérieux. Et donc que le % de décès annoncé pris en compte par l’OMS (entre 2% et 3,4%) est une blague de mauvais goût. Une très grande partie des personnes réellement contaminées se sont soignées au paracétamol et les 7700 recensés sont sans doute un amalgame d’hypocondriaques pathologiques et de vrais cas graves. En fait, ce virus est, statistiquement parlant, une grippe saisonnière bis plus contagieuse.


6/ Les chiffres sont simples : si l’on n’a recensé que 5 % des cas, le taux de mortalité liée au Covid-19 en France n’est pas de 2,2 % mais de 2,2 pour mille. Dans le cas où on n’en aurait recensé que 1 %, ce qui est parfaitement plausible compte tenu de sa vitesse de dissémination, on tomberait à 2,2 pour dix mille, ce qui conduirait à un niveau de mortalité proche de celui de la grippe saisonnière. Si cette hypothèse est la bonne, on aurait bloqué un pays pour rien et détruit son économie. Le retour de bâton, notamment électoral, serait terrible pour ceux qui ont pris cette décision.


A suivre !

Mathias Matallah, CEO


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